#3. Jouir de soi même, encore un tabou ?

📅 24 octobre 2025 • ❤️ 1 j'aime
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📋 En bref

Chloé et Esther abordent la masturbation — notamment féminine — comme un sujet encore tabou malgré une société qui parle de plus en plus de sexualité. Elles expliquent en quoi “jouir de soi-même” peut être un acte de connaissance de soi, de liberté et même de bien-être mental, tout en rappelant l’importance de repérer les dérives possibles quand cela devient compulsif.

✅ Points clés de l'épisode

  • La masturbation, surtout féminine, reste “acceptable en théorie” mais souvent gênante en pratique à cause des normes sociales et de l’héritage culturel.
  • Elle sert aussi en couple : ce n’est pas une pratique “réservée aux célibataires” ou un “plan B” quand la sexualité de couple ne suffit pas.
  • Se découvrir (corps, plaisir, limites) est un apprentissage légitime : ce n’est ni “sale” ni honteux.
  • Le clitoris est un organe dédié au plaisir et sa représentation tardive dans les manuels illustre une invisibilisation historique du plaisir féminin.
  • Les orgasmes libèrent des neurotransmetteurs/hormones (endorphines, ocytocine, dopamine) associés à détente, humeur, attachement et motivation.
  • Comme toute activité, ça peut devenir problématique si c’est compulsif (addiction au sexe) : dans ce cas, consulter (addictologue/médecin + psy) est recommandé.

📑 Chapitres

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  • 0:14 Introduction : jouir de soi-même, un tabou en 2025 ?
  • 0:44 Masturbation féminine : liberté, intimité, gêne et normalité du désir
  • 1:19 En thérapie : différences observées entre hommes en couple et jeunes femmes en découverte
  • 2:27 Masturbation en couple : pourquoi ça ne devrait pas s’arrêter une fois en relation
  • 3:33 Pourquoi c’est encore un tabou : société, générations précédentes et héritage culturel
  • 4:05 Double standard : masturbation masculine normalisée, féminine sexualisée ou jugée
  • 5:16 Clitoris, connaissance du corps et enjeux de société autour du contrôle du plaisir féminin
  • 6:19 Éducation, honte et importance d’en parler sans “saleté” ni culpabilité
  • 6:53 Bienfaits : stress, humeur et neurotransmetteurs liés à l’orgasme
  • 8:32 Attention à l’addiction : quand consulter et pourquoi un suivi pluridisciplinaire
  • 10:39 Chiffres évoqués : pratiques déclarées, sextoys et évolution des ventes
  • 16:45 Dans le couple : peur de “ne pas suffire”, consentement et masturbation comme alternative saine
  • 18:12 Déculpabiliser : comparaison restaurant/maison, bénéfices pour soi et pour le couple
  • 19:47 Sextoys et performance : pas une rivalité, moins de pression d’endurance
  • 21:37 Variabilité du corps et lâcher-prise : ça marche ou pas, et c’est OK
  • 23:11 Influence de l’éducation et découverte tardive : il n’est jamais trop tard
  • 25:11 Conclusion et citation

❓ Questions fréquentes

Est-ce “normal” d’avoir envie de se masturber même en couple ?

Oui. L’épisode rappelle que la masturbation peut être un moment de reconnexion à soi, sans que cela remette forcément en cause la relation ou la sexualité à deux.

Pourquoi la masturbation féminine reste plus taboue que la masculine ?

À cause d’un mélange d’éducation, de normes sociales, d’héritage culturel et parfois religieux, et d’un regard plus jugeant sur le plaisir féminin et l’autonomie sexuelle des femmes.

Est-ce que la masturbation peut aider sur le stress ou l’humeur ?

Elle peut contribuer à la détente et au mieux-être via des mécanismes neurobiologiques (endorphines, ocytocine, dopamine). Cela ne remplace pas un suivi si la souffrance est importante, mais peut être un soutien ponctuel.

Comment savoir si ça devient un problème (compulsion/addiction) ?

Quand l’activité devient incontrôlable, envahissante, source de détresse, ou qu’elle impacte la vie sociale, affective ou professionnelle. Dans ce cas, l’épisode encourage à consulter (addictologue/médecin + psychologue).

Par où commencer si on se sent gêné·e ou culpabilisé·e ?

En normalisant le sujet (ce n’est pas “sale”), en se renseignant avec des sources fiables, et en en parlant à un professionnel si la honte, l’anxiété ou des blocages sont importants.